Vous dirigez une exploitation agricole en Martinique ou en Guadeloupe — bananeraie, plantations maraîchères, élevage, exploitation caféière — et vous vous interrogez sur la pertinence du photovoltaïque pour votre outil de production. Cette étude de cas photovoltaïque agricole aux Antilles vous présente un projet de 80 kWc installé sur le hangar d’une exploitation bananière martiniquaise de 12 hectares : coût brut d’environ 160 000 € TTC, montage Girardin agricole article 217 undecies du CGI, 70 % d’autoconsommation pour le séchage et la pompe d’irrigation, 30 % revendus à EDF SEI, ROI atteint en 4 à 5 ans. Retour sur un projet type à partir de données représentatives du marché agricole antillais.
Disclaimer : le cas présenté ci-dessous est un cas fictif, construit à partir de données représentatives du marché agricole photovoltaïque antillais. Les chiffres, dimensionnements et rendements sont cohérents avec nos retours d’expérience mais ne correspondent pas à un client identifié et identifiable. Un projet réel est toujours chiffré sur mesure après étude technique et financière.
L’exploitation étudiée est une structure familiale martiniquaise, spécialisée dans la production de bananes export (variété Cavendish) sur 12 hectares en propriété. L’exploitant, installé depuis une vingtaine d’années, a progressivement modernisé son outil : pompe d’irrigation goutte-à-goutte, hangar de conditionnement de 400 m² équipé d’un système de séchage-ventilation, chambre froide pour le pré-refroidissement des régimes avant expédition.
Résultat : une facture électrique EDF annuelle qui a franchi le cap des 25 000 € TTC, dominée par trois postes : la pompe d’irrigation (fonctionnement quasi-continu pendant la saison sèche, de décembre à mai), le système de ventilation du hangar (séchage et conservation des régimes), et la chambre froide. La quasi-totalité de cette consommation se concentre entre 7 h et 19 h, sur une courbe qui épouse presque parfaitement celle de la production solaire antillaise.
Pour ce profil d’exploitation, le photovoltaïque réunit l’ensemble des conditions de réussite : grande surface de toiture exploitable (hangar 400 m²), consommation diurne élevée, accès aux dispositifs fiscaux agricoles DOM, ancrage patrimonial stable qui justifie un investissement amorti sur 20 à 25 ans.
L’étude préalable a conduit à retenir une installation de 80 kWc, composée d’environ 180 panneaux monocristallins haute performance de 450 Wc chacun, posés sur la toiture bac acier du hangar de conditionnement. Le calepinage a permis de mobiliser les deux pans de toiture orientés est et ouest, compensant l’orientation non optimale par une production étalée sur la journée (meilleure coïncidence avec le profil de charge pompe / ventilation / chambre froide).
L’installation comprend :
Avec un productible annuel moyen estimé à 1 400 kWh/kWc — valeur cohérente avec la fourchette DOM de 1 300 à 1 450 kWh/kWc/an — la production totale attendue atteint environ 112 000 kWh par an. Sur cette production, la répartition attendue est la suivante :
Le taux d’autoconsommation de 70 % est caractéristique des exploitations agricoles DOM dotées d’équipements diurnes intensifs. Il est nettement supérieur à celui d’une villa résidentielle (30 à 40 % sans batterie), ce qui améliore directement la rentabilité du projet, chaque kWh autoconsommé évitant l’achat d’un kWh EDF au tarif professionnel.
Le coût brut du projet, matériel et pose inclus, s’établit dans une fourchette de 150 000 à 170 000 € TTC, soit environ 160 000 € TTC pour un projet représentatif de 80 kWc sur hangar agricole bac acier en Martinique. Ce chiffre intègre :
Sur ce coût brut, deux leviers fiscaux combinés viennent réduire fortement le coût net supporté par l’exploitant.
Le dispositif retenu mobilise le Girardin agricole article 217 undecies du CGI, applicable aux exploitations agricoles situées dans les DOM. Le principe est le suivant :
En pratique, l’effet net pour l’exploitation bananière est une réduction du coût supporté de l’ordre de 40 à 50 % du coût brut. Sur le projet à 160 000 € TTC, le coût net supporté sur 5 ans tombe à une fourchette de 80 000 à 95 000 €. Le Girardin est ici un outil d’auto-financement puissant, qui n’est pas une subvention mais un décalage fiscal rendant l’opération accessible à une exploitation qui n’aurait pas pu assumer 160 000 € de trésorerie.
Les exploitations agricoles DOM bénéficient en parallèle d’un régime d’amortissement comptable accéléré du matériel productif. Combiné au Girardin, ce régime permet de lisser l’impact fiscal côté exploitant dès l’année de mise en service. Le conseil d’un expert-comptable spécialisé DOM est indispensable pour structurer le montage.
À ces leviers fiscaux s’ajoute le revenu d’exploitation direct. Chaque kWh autoconsommé évite l’achat d’un kWh EDF, valorisé au tarif professionnel en vigueur. Le surplus injecté sur le réseau est racheté par EDF SEI au tarif d’obligation d’achat applicable, sur un contrat de 20 ans.
Le retour sur investissement, calculé sur la base du coût net post-Girardin et des revenus cumulés (économies d’autoconsommation + vente de surplus + amortissement fiscal), se situe dans une fourchette de 4 à 5 ans pour un projet de ce type. Au-delà de cet horizon, la centrale devient un actif qui contribue positivement à la marge d’exploitation pendant encore 20 ans minimum (durée de vie attendue des panneaux Tier 1 en zone tropicale).
« Honnêtement, ce qui m’a convaincu, ce n’est pas le discours écologique — c’est le calcul. Ma pompe tourne 10 heures par jour pendant la saison sèche, mes ventilos aussi. Je produis quand je consomme. Le photovoltaïque, c’est de la trésorerie récurrente. Et le Girardin m’a permis de lancer le projet sans mettre mon exploitation sous tension. Deux ans après, la facture EDF a baissé de 60 %, et je reçois un chèque EDF SEI pour la vente du surplus. »Exploitant bananier, Martinique — témoignage représentatif
« Honnêtement, ce qui m’a convaincu, ce n’est pas le discours écologique — c’est le calcul. Ma pompe tourne 10 heures par jour pendant la saison sèche, mes ventilos aussi. Je produis quand je consomme. Le photovoltaïque, c’est de la trésorerie récurrente. Et le Girardin m’a permis de lancer le projet sans mettre mon exploitation sous tension. Deux ans après, la facture EDF a baissé de 60 %, et je reçois un chèque EDF SEI pour la vente du surplus. »
Au-delà du calcul économique, l’exploitant souligne un bénéfice qu’il n’avait pas anticipé : la prévisibilité budgétaire. Une facture EDF en agriculture est volatile (pic saison sèche, variations tarifaires annuelles). L’installation photovoltaïque déplace une partie de cette dépense vers un actif amorti, ce qui stabilise le compte d’exploitation.
Un hangar agricole a souvent 15 à 25 ans. Avant de poser 80 kWc dessus, l’état de la couverture (bac acier, fixations, charpente) doit être audité. Poser des panneaux sur une toiture qui devra être rénovée dans 5 ans oblige à tout déposer puis reposer — un surcoût considérable. Dans ce cas, nous recommandons de coupler la pose photovoltaïque avec une rénovation de couverture, ce qui mutualise l’échafaudage et la main-d’œuvre.
L’article 217 undecies du CGI impose un engagement de conservation du matériel de 5 ans minimum par la structure de portage. Concrètement, l’exploitation ne peut pas transférer, céder ou mettre en redressement l’outil pendant cette période sans risque de requalification fiscale. C’est un paramètre à intégrer dans la réflexion, notamment en cas de projet de transmission ou de restructuration.
Au-delà de 36 kVA, le raccordement EDF SEI est obligatoirement triphasé. Pour un projet 80 kWc, il s’agit d’un raccordement professionnel dont les délais sont à anticiper (plusieurs mois). Nous instruisons ce dossier dès la signature du devis pour éviter tout retard en aval.
Un hangar agricole situé en plaine martiniquaise est exposé aux vents cycloniques. Nous dimensionnons systématiquement la fixation selon l’Eurocode 1 cyclonique Vref 32 m/s pour la Martinique (36 m/s en Guadeloupe). Une note de calcul est remise au client et à son assureur dommages-ouvrage. Un contrôle post-cyclone est recommandé en cas d’événement majeur.
Le cas présenté correspond à une typologie fréquente : exploitation familiale pérenne, surface de toiture utile supérieure à 400 m², consommation diurne élevée (pompe, ventilation, froid). D’autres configurations — plus petites, plus grandes, ou avec des contraintes différentes — modifient les paramètres. Voici quelques repères de transposition :
Le Girardin agricole reste applicable dans l’ensemble de ces configurations, tant que l’engagement de 5 ans est tenable et que la structure juridique de portage est correctement montée. Un expert-comptable spécialisé DOM est le bon interlocuteur pour ce diagnostic.
Pour les installations agricoles de forte puissance (typiquement > 36 kVA triphasé), la prime ZNI EDF SEI résidentielle standard (5 250 € / 6 360 € / 9 540 € pour 3/6/9 kWc) ne s’applique pas directement. Au-delà de 10 kWc, la grille devient dégressive. Les projets agricoles > 36 kVA relèvent généralement d’un tarif d’achat revente de surplus négocié avec EDF SEI dans le cadre du contrat triphasé. Le Girardin reste activable indépendamment. Un conseil fiscal DOM est indispensable pour modéliser la combinaison exacte sur votre projet.
L’article 217 undecies du CGI impose un engagement de 5 ans minimum de conservation du matériel dans la structure de portage. À l’issue de cette période, l’exploitation rachète le matériel pour un montant symbolique. Une cession anticipée peut déclencher une requalification fiscale — d’où l’importance de ne structurer le montage que sur des exploitations pérennes.
Oui, sur le plan fiscal : l’article 217 undecies du CGI s’applique identiquement à la Martinique, la Guadeloupe, la Guyane, La Réunion et Mayotte. Sur le plan technique, l’Eurocode 1 cyclonique impose Vref 36 m/s en Guadeloupe (contre 32 m/s en Martinique), ce qui renforce les exigences de fixation. ENR’DEAL intervient en Guadeloupe depuis son agence de La Jaille.
Non, ce sont deux régimes contractuels distincts auprès d’EDF SEI. On choisit soit l’autoconsommation avec vente de surplus (le plus courant pour l’agricole, permettant de valoriser la production et l’injection), soit la vente totale (toute la production injectée au tarif d’obligation d’achat). Pour une exploitation à forte consommation diurne comme une bananeraie, l’autoconsommation avec vente de surplus maximise la rentabilité. Voir notre comparatif autoconsommation vs revente totale.
Les fixations sont dimensionnées pour Vref 32 m/s (Martinique) ou 36 m/s (Guadeloupe) conformément à l’Eurocode 1. En cas d’ouragan dépassant cette référence, aucun équipement extérieur n’est garanti à 100 %. La garantie Catastrophes Naturelles (loi 82-600 de 1982) couvre les dommages, à condition que l’installation ait été déclarée à l’assureur dommages-ouvrage dès la mise en service. Voir notre guide assurance panneau solaire Antilles.
En moyenne 4 à 6 mois, dominés par les délais administratifs : instruction Girardin (montage SAS de portage, levée de fonds investisseurs), raccordement triphasé EDF SEI (plusieurs mois), autorisation d’urbanisme si nécessaire. La pose elle-même dure 5 à 10 jours selon l’accessibilité du hangar. Nous coordonnons l’ensemble avec l’expert-comptable et les partenaires Girardin.
Vous exploitez une bananeraie, une plantation maraîchère, une exploitation caféière ou un élevage en Martinique ou en Guadeloupe ? Vous souhaitez chiffrer votre projet photovoltaïque avec un montage Girardin agricole adapté ? Contactez ENR’DEAL pour une étude gratuite et sans engagement. Notre équipe technique se déplace sur site, audite votre hangar, dimensionne l’installation et coordonne le montage avec vos partenaires fiscaux et comptables.
ENR’DEAL — Antilles Agence Lamentin (Martinique) · Agence La Jaille (Guadeloupe). Siège social : 11 Rue des Arts et Métiers, 97200 Fort-de-France. Téléphone : 0596 50 15 15 Email : contact@enrdeal.com SAS, SIREN 842 219 818, RCS Fort-de-France, TVA intracommunautaire FR71842219818.